Wendy Arondal, doctorante à Oncolille, participe à « Ma thèse en 180 secondes »
03/2026 | Sélectionnée pour la finale régionale du concours, elle nous raconte l’expérience.
À l’issue de la demi-finale régionale du concours « Ma thèse en 180 secondes », Wendy Arondal s’est qualifiée pour la finale régionale qui aura lieu le 8 avril. L’exercice : présenter son sujet de thèse en 3 minutes à un public tout sauf expert de son sujet.
Après un bac scientifique, une Licence sciences de la vie parcours biochimie et un Master « Sciences du Médicament et des Produits de Santé (SMPS) » parcours « Médicaments de thérapies innovantes », Wendy Arondal s’est tournée vers la recherche en commençant une thèse à OncoLille au sein du laboratoire CRCLille.
Vous avez dit « Modulation des ARN non-codants dans l’hépatologie proliférative » ?
Le cancer du poumon est particulièrement agressif car il est connu pour sa chimiorésistance. A travers sa thèse, intitulée « Modulation des ARN non-codants dans l’hépatologie proliférative », Wendy Arondal s’est fixé comme objectif de travailler sur le manière de contrer cette chimiorésistance en cherchant, dans les cohortes de patients et dans différents modèles de cellules cancéreuses pulmonaires, un ARN qui en serait responsable. Une fois celui-ci identifié, l’idée est d’inhiber au cisplatine les cellules cancéreuses pour vérifier si cela les rend de nouveau sensibles à la chimiothérapie, permettant ainsi de soigner convenablement les patients.
« Le concours MT180 permet de voir la thèse sous un aspect plus léger mais tout aussi rigoureux »
Quels bénéfices peut apporter un tel concours à une personne en doctorat ? Wendy Arondal est catégorique : elle recommande à 100% l’expérience à quiconque réalise une thèse. Elle était déjà à l’aise à l’oral, et le concours l’a aidée à peaufiner cet atout, mais elle ne maîtrisait pas encore l’exercice de vulgarisation scientifique, le concours l’a aidée à acquérir cette nouvelle compétence. En faisant passer un message conciliant efficacité et passion, Wendy Arondal fait rentrer les gens dans son univers tout en améliorant ses soft skills. Un challenge qu’elle estime réussi !
Enfin, cette expérience l’a aidée à prendre confiance en elle face à ses pairs, et lui a apporté la légitimité que l’étudiante pensait ne pas avoir en tant que chercheuse.
Un concours humain
Ce que Wendy Arondal retient de MT180 est qu’il s’agit d’une expérience humaine. Pour l’accompagner dans sa préparation au concours avec le Collège Doctoral, elle a reçu le soutien de Frédéric Luginsland (Responsable administratif du Collège Doctoral) et Géraldine Besson (Enseignante en techniques d'expression et de communication) : expression orale et écrite, cours de théâtre pour déstresser le corps… En ce qui concerne le concours en lui-même, l’aspect humain s’est exprimé à travers la rencontre enrichissante avec les autres candidats, dont les sujets de thèses sont radicalement différents du sien. Enfin, le concours lui a permis de partager sa passion à un public novice mais curieux, dont des lycéens, et elle espère à sa manière avoir créé des vocations en recherche.
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